Cinq jours sans blocage, Rennes-2 en est encore toute remuée! Les cours reprennent, certains diront "c'est une victoire du droit et de la démocratie!", d'autres que seuls l'égoïsme et le gouvernement l'ont emporté.
Je pense que les bloqueurs ont gagné cette année car ils nous ont forcés à utiliser leurs armes, alors que nous les condamnions. Leurs armes? La violence verbale (nous aussi les avons insultés, caricaturés, provoqués) et la violence physique (nous aussi avons souhaité une intervention des CRS, nous aussi en sommes venus à nous battre pour débloquer le campus). En agissant de la sorte, nous nous sommes un peu reniés car nous nous sommes abaissés à utiliser leurs méthodes. Mais pouvions-nous nous défendre autrement contre leurs abus?
Mais je vous rassure, ils ont aussi perdu. Car les... "dérapages" de 2006 et 2007 ont pourri l'image du blocage, de la grève estudiantine, des syndicats étudiants. En 2003, à l'occasion du mouvement contre le LMD, les bloqueurs avaient règné pendant trois bonnes semaines sans aucune contestation, ils étaient populaires, les anti-bloqueurs étaient éparpillés. En 2006, un bon mois avant qu'ils ne perdent le contrôle et... leur contrôle. En 2007? Premiers dérapages dès le premier jour, premières bagarres, premières insultes. Au bout d'une semaine, ils avaient déjà perdu popularité et légitimité. Le refus du vote compté les a enterrés. Ceux qui refusent leurs méthodes autoritaires, manipulatrices et hypocrites, étaient faibles car ils n'étaient pas organisés, ne connaissaient pas les ficelles de l'AG, de l'esprit grégaire, ne maîtrisaient pas l'art oratoire, ils n'avaient absoulement rien en commun, à part la vague appelation "anti-bloqueurs". Cette année, grâce à l'expérience du mouvement de 2006, les "anti" étaient organisés et ont été rapidement efficaces. Le mouvement des bloqueurs a très vite pris du plomb dans l'aile.
Nous pouvons ainsi penser que le blocage ne peut être reconduit à Rennes-2 avant trois bonnes années, tant ce mot est devenu insupportable aux oreilles de l'immense majorité. Argh! Le sacrosaint cycle des deux ans serait rompu?!
Mais hélas, le seul vaincu sur toute la ligne ne serait-il pas l'Université de Rennes-2? Malgré la qualité de son équipe pédagogique, la renommée des ouvrages publiés par les PUR, l'image de notre fac est lamentable désormais. Qui voudra s'inscrire dans une université bloquée à tout bout de champ, où on peut se faire castagner pour vouloir aller en cours? Ce qui est inquiétant, c'est la montée progressive de la violence sur le campus. Brutalisation? Quelle sera la prochaine étape dans les "dérapages"? Foutre le feu au campus? Les nihilistes dits "autonomes" trouveraient ça logique: "il faut détruire ce monde".
Les autonomes... Les autonomes embêtent les meneurs du blocage car, par leurs "débordements", ils nuisent à l'image du mouvement. Mais ils les arrangent car en réoccupant par la force le campus, les autonomes maintiennent en vie ce mouvement. Alors ils ferment les yeux, se plaignent mollement, nient leurs responsabilités et leurs liens avec ces électrons libres. Mais ça les arrange.
Bon courage à tous
François
Je pense que les bloqueurs ont gagné cette année car ils nous ont forcés à utiliser leurs armes, alors que nous les condamnions. Leurs armes? La violence verbale (nous aussi les avons insultés, caricaturés, provoqués) et la violence physique (nous aussi avons souhaité une intervention des CRS, nous aussi en sommes venus à nous battre pour débloquer le campus). En agissant de la sorte, nous nous sommes un peu reniés car nous nous sommes abaissés à utiliser leurs méthodes. Mais pouvions-nous nous défendre autrement contre leurs abus?
Mais je vous rassure, ils ont aussi perdu. Car les... "dérapages" de 2006 et 2007 ont pourri l'image du blocage, de la grève estudiantine, des syndicats étudiants. En 2003, à l'occasion du mouvement contre le LMD, les bloqueurs avaient règné pendant trois bonnes semaines sans aucune contestation, ils étaient populaires, les anti-bloqueurs étaient éparpillés. En 2006, un bon mois avant qu'ils ne perdent le contrôle et... leur contrôle. En 2007? Premiers dérapages dès le premier jour, premières bagarres, premières insultes. Au bout d'une semaine, ils avaient déjà perdu popularité et légitimité. Le refus du vote compté les a enterrés. Ceux qui refusent leurs méthodes autoritaires, manipulatrices et hypocrites, étaient faibles car ils n'étaient pas organisés, ne connaissaient pas les ficelles de l'AG, de l'esprit grégaire, ne maîtrisaient pas l'art oratoire, ils n'avaient absoulement rien en commun, à part la vague appelation "anti-bloqueurs". Cette année, grâce à l'expérience du mouvement de 2006, les "anti" étaient organisés et ont été rapidement efficaces. Le mouvement des bloqueurs a très vite pris du plomb dans l'aile.
Nous pouvons ainsi penser que le blocage ne peut être reconduit à Rennes-2 avant trois bonnes années, tant ce mot est devenu insupportable aux oreilles de l'immense majorité. Argh! Le sacrosaint cycle des deux ans serait rompu?!
Mais hélas, le seul vaincu sur toute la ligne ne serait-il pas l'Université de Rennes-2? Malgré la qualité de son équipe pédagogique, la renommée des ouvrages publiés par les PUR, l'image de notre fac est lamentable désormais. Qui voudra s'inscrire dans une université bloquée à tout bout de champ, où on peut se faire castagner pour vouloir aller en cours? Ce qui est inquiétant, c'est la montée progressive de la violence sur le campus. Brutalisation? Quelle sera la prochaine étape dans les "dérapages"? Foutre le feu au campus? Les nihilistes dits "autonomes" trouveraient ça logique: "il faut détruire ce monde".
Les autonomes... Les autonomes embêtent les meneurs du blocage car, par leurs "débordements", ils nuisent à l'image du mouvement. Mais ils les arrangent car en réoccupant par la force le campus, les autonomes maintiennent en vie ce mouvement. Alors ils ferment les yeux, se plaignent mollement, nient leurs responsabilités et leurs liens avec ces électrons libres. Mais ça les arrange.
Bon courage à tous
François